Cannes sur pilotis

Cannes sur pilotis, aux pieds de la Croisette.

Sur la pointe des pieds, à la pointe de la mode et du talon aiguille.
Dis-moi comment tu chausses, je te dirai qui tu es…

Tirages en séries limitées. Formats divers. Me contacter.

Cannes sur pilotis 1

 

Cannes sur pilotis 2

 

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« Cannes sur pilotis » c’est une vue en plongée sur les pas perdus de la Croisette.
Pas perdus pour tout le monde car elle est là. Regard affûté, doigts effilés, elle déclenche.
Toujours plus bas, au ras des trottoirs et des tapis pas toujours rouges.
Les talons – les pilotis comme on dit à Marseille – tricotent de leurs aiguilles d’étranges canevas,
au gré des errements de la festivalière.

Condamnée à la marche, elle se donne rarement le choix : tout en bas on porte haut !
Féminité des voûtes, meurtrissure de la griffe.
Chic, choc, glam ou bling bling : les chers souffrants nous embarquent dans leur pas de deux.
Contraste des cambrures féminines et des horizontales masculines. Obliques contre lignes droites.
Quand les unes s’exhibent, les autres sont tenus au secret, prisonniers sous le cuir.

Au spectacle des Premières, fouler la Croisette devient un exercice sensoriel.
Statique sculpturale de la file d’attente, mouvement perpétuel de la course à la projection,
à l’autographe, aux conclaves VIP des nuits cannoises.
La Marathonienne de la toile doit avoir bon pied, ça tombe bien, « Cannes sur pilotis» nous donne bon œil.
M.M.

Remerciements à Sabine Belin pour son invitation
et à Myriam Mascarello pour son texte.

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